Association d'information sur l'allergie et l'asthme

La vie active d'une adolescente du Nouveau-Brunswick qui sait composer avec l'asthme et les allergies

Erica Betts

Je m’appelle Erica Betts. J’ai 15 ans et je suis en neuvième année (Secondaire 3 pour le Québec). J’habite à Doaktown (Nouveau-Brunswick) avec mes parents et mon frère aîné Corey. Je suis danseuse. Jazz, ballet, claquettes et hip hop sont mes spécialités. J’ai gagné plusieurs médailles en danse et une bourse d’étude pour le Millennium Dance Complex de North Hollywood (Californie). Je joue de la guitare. À l’école, je pratique le  basketball, le volleyball et le badminton.

Je suis allergique et j’ai de l’asthme. J’ai appris à vivre avec en essayant de ne pas trop prendre de risques et en posant beaucoup de questions.

Quand mon frère Corey était petit, il avait de l’asthme et était allergique au lait. En vieillissant, il a perdu ses allergies et c’est moi qui ai pris la relève. Au début, j’ai fait un peu d’eczéma. Ma grand-mère, qui travaille pour l’AIAA, s’est méfiée craignant que cela n’entraîne d’autres allergies.

Un jour, ma mère, ma grand-mère et moi sommes allées magasiner. Nous nous sommes arrêtées pour manger. J’ai pris un jus de pommes et j’ai eu une poussée d’urticaire. Ma mère m’a emmenée chez le médecin et il a déclaré : « plus de jus de pommes ! ». Par la suite, j’ai eu d’autres problèmes avec des aliments — pois,  amandes, carottes, maïs — et avec des médicaments à base de pénicilline. Mes réactions étaient assez graves. C’est pourquoi le médecin m’a donné un EpiPen® et a pris rendez-vous pour moi avec le Dr Kapur,  un allergologue pédiatrique en pratique à Halifax (Nouvelle-Écosse). Le Dr Kapur a réalisé des tests et fini par confirmer les craintes de ma famille. J’étais sujette à l’anaphylaxie. Le Dr Kapur a vérifié que j’étais allergique au bouleau, ce qui explique sans doute pourquoi je réagis aux pommes. Cela arrive parfois chez certains aliments  apparentés entre eux ou avec des arbres, comme les pommes et le bouleau.

Un oncle, que je n’ai jamais connu, était aussi allergique aux aliments. Chez lui, c’était le poisson et l’avoine. Il est décédé à la suite d’une réaction anaphylactique après avoir mangé du poisson par accident.

Partout où je vais, mon EpiPen® m’accompagne et mes amis savent que je suis allergique. Ma grand-mère est venue à notre école et a fait une présentation dans ma classe. Elle a bien expliqué mes allergies. Nous avons tous appris comment utiliser l’EpiPen® en pratiquant avec un démonstrateur.

Je contrôle mon asthme en prenant régulièrement mes médicaments. Parfois, si j’attrape un rhume ou la pneumonie, mon asthme devient hors contrôle. Dans ce cas, je dois habituellement augmenter mes médicaments jusqu’à ce que je me sente mieux.

Je maîtrise mes allergies alimentaires en ne mangeant rien à moins de connaître les ingrédients. Je pose beaucoup de questions quand je ne mange pas à la maison. Je ne mangerai pas au restaurant si on ne peut pas me renseigner sur les ingrédients.

Certaines personnes me taquinent en me traitant d’empotée parce que l’an dernier, au sport ou en danse, je me suis fracturé les deux pouces, déchiré un ligament du genou, cassé le poignet gauche et fait une entorse au poignet droit. Si je pouvais maintenant arriver à contrôler tout cela, j’aurais une vie magnifique (ha !).

En attendant, la vie est belle. Gardez le sourire !
Erica

Info asthme allergies, numéro 1 2006

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